samedi 2 août 2008

J6 : Blágil - Hólaskjól (2ème partie)

Il est 19h30. Beaucoup de manœuvres, de grosses sueurs froides, mais Villi parvient à faire demi-tour. Il a droit à nos applaudissements les plus fournis.
Villi démarre. Fait 2 mètres. Et le bus n’avance plus. Il essaye une fois, deux fois … X fois, rien à faire, le bus est coincé. Les sourires deviennent tout d’un coup un peu plus crispés.
On demande à Villi s’il faut qu’on descende. Il préfère que l’on reste à l’intérieur pour faire plus de poids. En fait, sa technique consiste à faire des petits mouvements au bus afin de tasser la piste de sable trop meuble. Mais le souci, c’est que ça ne fonctionne pas. Finalement on descend.
Villi recommence la manœuvre seul. Pas mieux.
Certains proposent de décrocher la remorque. Pas d’échos. Le chauffeur préfère que l’on pousse. On met tous la main à la pâte. Toujours rien.





Alors on va innover : on va tirer le bus pendant les manœuvres de Villi. Le résultat est toujours le même…
Grosses discussions.




On décide de mettre des pierres sur la piste afin d’améliorer l’adhérence du véhicule (qui n’avait pas vraiment les pneus adaptés à la situation). On fait un joli chemin et c’est reparti pour un tour.







On passe par des moments d’espérance mais au final pas moyen de sortir le bus.
On sent que Villi commence à se résigner. Quelqu’un lui dit qu’il faut absolument détacher la remorque.
Ce que l’on fait.

On recommence les manœuvres. Le bus dérive petit à petit vers le coté de la piste et d’un seul coup il réussit à monter la pente. Victoire !!!
Reste plus qu’à ramener la remorque … qui est très lourde.


Le seul moyen est de la vider. Dans l’euphorie du moment, c'est fait en deux temps trois mouvements.





Bien plus légère, on lui fait remonter la pente sans trop de difficultés. On remet tout en vrac à l’intérieur.
Ca y est, le bus est à nouveau opérationnel. Il est 21h.



Nous n’irons donc pas au camping prévu. On se dirige vers le lac Langisjòr. Rien. Sur la carte le camping le plus proche se situe à 1h30 de route. Pas le choix, on y va.

Sur le chemin, pour nous récompenser de nos efforts, Helga sort le grand jeu : du chocolat ! Mathilde ne tient plus en place. On a le droit à un fruit chacun en plus.




Il est 23h. On arrive au camping de Hólaskjól.
Il est déjà bien rempli. Heureusement, il reste de la place. On s’installe.
Il y a surtout des Islandais. Ah oui, on est le vendredi soir. Ils ont l’habitude de quitter la ville le week-end pour venir faire la fête dans l’intérieur du pays, et surtout montrer leurs 4x4 tous plus gros les uns que les autres.

Repas à minuit. Le menu est très simple compte tenu de l’heure : pâtes à la sauce tomate (avec des poivrons forcément). En dessert, cake au kiwi et cake marbré au chocolat. Avec un petit café.
Il est 1h00. Il fait toujours jour. Mais il faut se coucher.

vendredi 1 août 2008

J6 : Blágil - Hólaskjól (1ère partie)



18 Juillet.
Lever à 6h45 … sous un beau soleil.
La toilette matinale est toujours aussi rude. Sophie décide de se laver les cheveux tout de même. Le soleil étant de la partie, Seb fait de même.

Départ à 8h45. Le trajet en bus s’annonçant assez long, on attaque par une petite balade de 30’ à proximité du camping vers un petit lac où on devrait voir des cygnes. Le lac est bien là … mais pas de traces des cygnes.


9h30 : on reprend la piste F208 direction la route n°1. On quitte le camping sous le regard du responsable et de son petit-fils … en pleurs (était il tombé amoureux d’Helga ?). Cette journée est un peu différente du planning initial car Helga a décidé de faire une halte à Kirkjubæjarklaustur (on n’a toujours pas réussi à le prononcer en une fois) … pour nous permettre d’aller à piscine !!! Et ainsi prendre une douche que certains attendent depuis le départ de Reykjavík.

On arrive au village à 11h15. Comme la piscine n’ouvre qu’à midi, on a quartier libre pour une petite heure. On traverse tout le village à pied (200 habitants seulement) pour atteindre la cascade Systrafoss (la « chute des sœurs »). Hélas, celle-ci est quasiment à sec. Pendant ce temps là, Helga va rendre visite à sa grand-mère, qui habite ici.



Ce village est marqué par plusieurs histoires. En voici deux.
La première concerne une coulée de lave qui menaçait de dévaster le village. Le pasteur du village décida alors de réunir tout le monde dans l’église afin de leur faire un sermon sur le feu et le soufre. Tandis que l’oraison touchait à sa fin, la coulée s’arrêta sur un promontoire rocheux à quelques mètres de l’église, et épargna le village. Une chapelle commémore désormais l’évènement.
La deuxième est elle beaucoup moins gaie. A proximité du village se dresse un rocher nommé « le rocher des sœurs ». Deux religieuses y auraient été brûlées vives, l’une pour avoir vendu son âme au diable, l’autre pour avoir calomnié le pape.


12h15 : arrivé à la piscine. Entrée 350 ISK.
A l’intérieur un panneau pour le moins explicite nous indique les parties du corps qu’il faut laver avant d’accéder aux bassins. Etant donné la date de la dernière douche, pas besoin de se faire prier.
La piscine n’est pas très grande mais très sympa. Seb s’est défoulé en faisant un « water polo » avec Sophie. Il y a également 2 hot spots, un à 34-36°C, l’autre à 38-40°C.
En plus, on a le droit à un café gratuit à la sortie.

13h30 : c’est l’heure du repas. Pendant ce temps, toutes les serviettes sèchent au soleil.
Petite surprise pour le dessert. La grand-mère d’Helga avait fait des crêpes. On a tous eu le droit à la notre.





On repart car le chemin est encore long. On fait un court arrêt à Kirkjugólf, le « pavement de l’église ». Il s’agit d’une coulée de basalte dont les colonnes hexagonales forment un pavement.




On reprend la route n°1 puis la piste F208 jusqu’à la faille d’Eldgjá, la plus longue faille éruptive du monde. Elle fait 40 km de long et s’est créée en 930. Pour les Islandais, c’est aussi la capitale des elfes.

On s’arrête devant un gué et on part pour une petite marche de 1 heure. Francis mène un train d’enfer et en un rien de temps on arrive au bout de la faille où se trouve une superbe cascade : Ofærufoss. On profite de la vue et du soleil qui est toujours avec nous.









Puis nous repartons direction notre refuge situé au pied de la montagne Sveinstindur. On fait bien 3 heures de route au beau milieu d’un désert de cendres volcaniques. Mais le paysage est grandiose.



Arrivés au pied de la montagne, on trouve plusieurs pistes.

Une mène au lac en contrebas.




Pour les 2 autres on hésite. On prend celle de gauche. 5 minutes plus tard on tombe sur le parking dont part la rando pour aller au sommet de la montagne.
On fait demi-tour et prenons la troisième piste. En bas d’une descente, Villi s’arrête. Il y a un gros trou en travers de la piste et il hésite. Après avoir regardé de plus près, il décide de rebrousser chemin car il estime qu’on ne pourra pas passer.

J5 : Le Laki ( 2ème partie)


Après la pause repas, nous voilà repartis pour une 2ème balade de 2h, reliant 2 cratères. Dans le 1er, Tjarnagigur, se trouve un magnifique lac. Encore une fois, les couleurs sont incroyables...
On parcourt ensuite un champ de lave, sentiment indescriptible, paysage vraiment unique pour nous tous..
On arrive finalement dans le 2ème cratère, Eldborg, bien plus impressionnant que le Pariou !!







Enfin, après un court transfert en bus, et malgré la pluie et même la grêle un instant, on fait l'ascension du Laki, 818m d'altitude, capes de pluie et vestes gore tex sont de rigueur. Dommage que le temps soit si bouché, la vue doit y être splendide par beau temps, toutefois on a apprécié la faille dans la montagne, le soleil sur le glacier au loin et l'alignement des cratères (le plus petit ne fait que 1,50m de haut, le plus grand 100m) de part et d'autre du Laki, que l'on devinait tout de même...



Retour au camp. Ce soir, on déguste une spécialité islandaise, la Kjötsupa. (soupe avec du mouton, des carottes, navets,choux, oignons, poireaux, pommes de terre qu'on laisse mijoter une bonne heure). Merci aux généreux donateurs pour le Pomerol et le Moulin à Vent :).


Helga avec l'aide du petit fils du gardien nous redonne des précisions sur l'itinéraire des derniers jours, lui est tout heureux de participer à la fète et de dîner avec nous.


Finalement moment vraiment magique, en allant se brosser les dents, d'un coucher de soleil inoubliable sur le champ de lave, on aurait dit une éruption du Laki... On savoure vraiment le moment, le soleil se couchant bien plus lentement que sous nos latitudes. Les photos ont été prises en mode normal et n'ont pas été retouchées.